Deux éléments complémentaires
Le CACES®, ou Certificat d’aptitude à la conduite en sécurité, et l’autorisation de conduite répondent à deux objectifs différents. Ils sont complémentaires, mais ne doivent pas être confondus.
Le CACES® permet d’évaluer les connaissances théoriques et le savoir-faire pratique d’un conducteur pour une famille et une catégorie d’équipements déterminées.
L’autorisation de conduite est un document établi et délivré par l’employeur. Elle autorise le salarié à conduire les équipements concernés dans le cadre de son activité professionnelle.
Quel est le rôle du CACES® ?
Le dispositif CACES® est piloté par le réseau Assurance Maladie – Risques professionnels. Les tests sont réalisés par un organisme testeur certifié et comprennent des épreuves théoriques et pratiques.
Le CACES® permet notamment de vérifier :
- les connaissances générales en matière de sécurité ;
- la connaissance de l’équipement et de ses risques ;
- la maîtrise des vérifications avant utilisation ;
- la capacité à circuler, manœuvrer et travailler en sécurité ;
- la capacité à appliquer les consignes adaptées.
Le CACES® constitue ainsi un moyen reconnu permettant à l’employeur de s’assurer des connaissances et du savoir-faire du conducteur. Il ne remplace toutefois ni la formation adaptée, ni l’évaluation des conditions propres à l’entreprise.
Qui délivre l’autorisation de conduite ?
L’autorisation de conduite est délivrée par l’employeur. Elle est établie après la prise en compte de plusieurs éléments.
Le salarié doit présenter une attestation médicale compatible avec la conduite des équipements concernés.
L’employeur doit s’assurer que le conducteur possède les connaissances et le savoir-faire nécessaires. Un CACES® en cours de validité peut contribuer à cette vérification.
Le conducteur doit connaître les sites d’utilisation, les règles de circulation, les risques particuliers et les instructions applicables dans l’entreprise.
Quels équipements sont concernés ?
Une autorisation de conduite est notamment prévue pour certains équipements présentant des risques particuliers, parmi lesquels :
- les engins de chantier télécommandés ou à conducteur porté ;
- les grues à tour et les grues mobiles ;
- les grues auxiliaires de chargement ;
- les chariots automoteurs de manutention à conducteur porté ;
- les plateformes élévatrices mobiles de personnel.
Que doit faire l’entreprise ?
L’entreprise doit organiser une formation adaptée à l’équipement réellement utilisé, vérifier les compétences du salarié et l’informer des risques spécifiques à son environnement de travail.
L’autorisation doit être réexaminée lorsque les conditions d’utilisation changent, lorsqu’un nouvel équipement est mis à disposition ou lorsqu’un doute apparaît concernant les compétences ou l’aptitude du conducteur.